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L'espoir de changements

L’arrivée du père Lévesque et de son École des sciences sociales en 1938 sème des inquiétudes parmi les gens qui résistent à l’évolution et à la modernisation de la société québécoise, alors qu’elle constitue une promesse de changements pour d’autres. Le programme académique et scientifique de cette école, élevée au rang de faculté après cinq années d’existence, forme des sociologues, des économistes, des politicologues, des experts en relations de travail et des travailleurs sociaux; des spécialistes qui n’existaient pas au Québec auparavant. Aussi, le développement de la recherche en sciences sociales permet de cibler des problèmes sociaux concrets et d’y apporter des solutions, alors que la création du Service extérieur d’éducation populaire amène les étudiants à observer les bienfaits des mouvements coopératifs et à les préparer à l’action sociale. 

C’est ainsi que Georges-Henri Lévesque est considéré comme le père intellectuel de la Révolution tranquille, car en fondant la Faculté des sciences sociales, il a formé dans les années 1940 et 1950 de jeunes gens qui deviennent, quelques années plus tard, les réformateurs de la société québécoise et les artisans de cette révolution. Ce sont eux qui planifient et réfléchissent aux réformes, qu’ils mettent en place sous les premiers ministres Jean Lesage, Daniel Johnson (père), Jean-Jacques Bertrand, Robert Bourassa et René Lévesque. 

Afin de souligner les 50 ans de la Révolution tranquille en 2010, le gouvernement du Québec remet la Médaille de Grand Artisan de la Révolution tranquille à 50 personalités choisies pour leur apport exceptionnel à l’évolution et à la transformation de la société québécoise. Parmi ces artisans, 23 sont diplômés ou ont fréquenté l’Université Laval et 14 d’entre eux sont diplômés de la Faculté des sciences sociales. 

CRÉDITS